Depuis quelque temps, j’explore de nouvelles façons d’apprendre les mathématiques, en particulier l’arithmétique mentale. Je suis convaincu que l’on peut ressentir un véritable plaisir à manipuler des nombres dans sa tête. Savoir additionner, soustraire, multiplier et diviser rapidement est devenu un véritable atout dans notre société moderne. C’est en me plongeant dans cet univers que j’ai découvert le soroban, le boulier japonais. Véritable outil pédagogique, le soroban permet de travailler de façon concrète et ludique les bases du calcul. Cependant, comme il s’agit d’un art venu du Japon, sa logique diffère souvent des méthodes traditionnelles que nous apprenons à l’école en France. Les techniques japonaises de multiplication et de division peuvent ainsi venir perturber les automatismes déjà en place chez nos élèves.
Un outil concret pour aider à se concentrer
Le soroban mobilise à la fois la vue, le toucher et des gestes rythmés. Plusieurs enseignants observent que cette approche concrète aide certains enfants, notamment ceux qui ont du mal à rester concentrés, à canaliser leur énergie et à découper un calcul en petites étapes. Ce n’est pas un remède, mais un outil qui peut rendre le calcul plus accessible.
Additionner et soustraire, pas de problème ! Mais le reste…
Soyons honnêtes, les méthodes japonaises de division et de multiplication ne sont pas intuitives pour un esprit formé à la française. C’est précisément pour cette raison que j’ai eu l’idée d’adapter l’usage du soroban aux techniques de calcul françaises. Plus qu’une invention, il s’agit d’une transposition : appliquer notre manière de poser les opérations (addition, soustraction, multiplication et division) directement sur le soroban afin de rendre l’apprentissage naturel, progressif et compatible avec l’enseignement que l’élève reçoit déjà à l’école.

Pratiquer le soroban
Pour découvrir le soroban et l’anzan, le calcul mental avec un boulier imaginaire, rendez-vous sur la méthode soroban et anzan et sur l’anzan en ligne.

